AEW

Louise Roger

Référente Asset Management / Développement

PORTRAITS
Louise Roger
Référente Asset Management / Développement
AEW
Moi, je suis architecte de formation. J'ai commencé à travailler en tant qu'architecte, principalement sur d'autres typologies que la logistique, donc principalement en bureau ou en commerce sur des sujets de restructuration, de changement principalement.
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Aujourd'hui, on se retrouve dans le cadre de l'initiative d'Afilog Women4Warehouse. Aujourd'hui, on est avec Louise Roger d’AEW. Bonjour. Merci d'être là. Avec plaisir. On est là pour parler de toi, que tu nous présentes ton parcours et comment tu es arrivée à AEW. Est-ce que tu peux nous raconter tout ton parcours scolaire et professionnel ? Bien sûr.
C'est-à-dire de passer un bâtiment pour une fonction à une autre fonction ?
C'est ça, par exemple, un bâtiment de logement, le passer en immeuble de bureau ou l'inverse. Idem sur des sujets commerciaux. Et j'ai ensuite repris mes études pour me spécialiser en urbanisme et en immobilier. Pendant cette année de spécialisation, j'ai notamment travaillé toujours sur des sujets de de réhabilitation et de changement d'usage du commerce, mais aussi sur des problématiques similaires en industrie, et du coup, en s'interrogeant sur la gestion des friches industrielles.

Les friches, il faut peut-être préciser, parce que c'est un terme qui est un peu technique, finalement.

Les friches ? On l'a plus entendu peut-être sur des friches, du coup, même commerciales, mais ce sont des bâtiments, du coup, anciens, qui aujourd'hui ne trouvent plus d'usage. Exactement, abandonnés. Et comment est-ce qu'on leur redonne un usage aujourd'hui ? Et ce qui recoupe notamment toutes les questions qu'on peut se poser sur la gestion de notre étalement urbain et de nos occupations, J'ai eu l'occasion de travailler sur ces sujets-là de manière plutôt académique. Et ensuite, j'ai rejoint AEW au bureau de Francfort, où je travaille pour un portefeuille logistique sur Panne Européen, en tant qu'analyste. Et j'ai rejoint ensuite le bureau de Paris pour rejoindre l'équipe d'asset management, logistique, activité et industrie, qui est regroupée comme ça chez AEW, en tant qu'asset manager spécifiquement pour travailler sur des sujets de développement, de revalorisation de bâtiments ou de logistique du dernier kilomètre.
Alors ça peut être des termes techniques, on a vu un peu tout à l'heure déjà avec Guimet, les derniers kilomètres, donc c'est les grandes villes, enfin à partir de cette grande série.
Exactement, et donc les actifs qui se trouvent notamment plutôt en périphérie, ou ça peut être également intra, mais plutôt en périphérie de ville, et donc avec toute l'interrogation de comment les utilisateurs vont habiter ces lieux pour eux ensuite pouvoir desservir la ville avec le moins de nuisance possible. Bien sûr. Donc c'est des questions qui se posent beaucoup aujourd'hui, donc AEW a créé un fonds dédié vraiment à cette typologie d'actifs-là. Et comme ce sont des bâtiments assez peu existants, il y a beaucoup de restructuration, en tout cas de nouveaux bâtiments à créer pour cet usage, qui font en définir tout le cahier des charges. Donc c'est sur ces questions-là que je travaille notamment. Et je sais peut-être quelques mots sur AEW. Il y a un gestionnaire d'actifs pour compte 2 tiers, donc on a différentes stratégies immobilières puisqu'on travaille pour différents clients, soit des fonds. soit demandant, donc avec chacun leur stratégie immobilière, ce qui nous donne des périodes de détention potentiellement assez variables, mais globalement on est un acteur qui a une détention assez longue, donc quand on se positionne sur un territoire ça va être pour une grande période, donc on fait les choses avec... Donc c'est à dire que vous accompagnez pour... On détient un bâtiment très longtemps.
D'accord, vous êtes propriétaire du bâtiment et vous travaillez donc pour les locataires. Exactement.
Avec différents besoins, enfin je veux dire, on entend souvent en tête l'e-commerce, mais pas que, vous avez l'alimentaire, du frais... Exactement, il y a toute typologie effectivement d'utilisateurs, donc on ne retrouve pas forcément les mêmes sur la grande logistique que sur les actifs des derniers kilomètres, mais on trouve aussi des acteurs industriels qui se repositionnent aujourd'hui, notamment sur les actifs. Donc on a environ 200 locataires aujourd'hui.
Vous êtes principalement en France, en Europe, à l'international ?
Donc moi je travaille vraiment pour l'entité française d'AEW. Donc aujourd'hui on a un périmètre uniquement français. Au européen je suppose du coup. Et du coup il y a AEW Europe qui a des bureaux implantés dans chaque pays où il y a des actifs à gérer et on retrouve donc des actifs logistiques dans plusieurs pays aujourd'hui pour AEW. Et peut-être définir à cette manière de dire, parce que ça paraît logique et ça va de soi quand on est dans le métier, mais pas pour tout le monde, je pense. Exactement. En tant que gestionnaire d'actifs, on a la responsabilité, c'est pas forcément comme ça partout, mais chez AEW, de l'actif à partir de son acquisition, donc on ne gère pas la partie acquisition, c'est une mission scindée. Vous obtenez le projet. Exactement. Donc on travaille avec ces équipes d'acquisition, mais les missions sont dissociées. Et donc à partir de l'acquisition jusqu'à la cession éventuelle du bâtiment, toute la temporalité qui est entre les deux, nous fait partie du coup de notre scope de travail. Donc on s'occupe à la fois du suivi du développement, si c'est un bâtiment neuf, donc avec toute la partie de chantier, ensuite de la commercialisation, de la relation avec l'utilisateur et de toute sa gestion.
Avant même la construction, vous êtes en lien parfois avec l'utilisateur ?
S'il est identifié. Oui, s'il est identifié. Non, il ne l'est pas, mais s'il est identifié tout à fait, et ensuite pendant toute la durée de propriété de l'actif, il peut aussi y avoir des travaux de restructuration pendant cette période-là, et donc là, c'est également les équipes d'assets management qui s'en chargent.
Et tu suis à peu près combien de projets actuellement ? Actuellement, je suis deux projets de développement, de construction. D'accord, donc en construction. Ouais, exactement. Sacré boulot, parce que déjà, un projet, c'est pas mal... Il y a beaucoup de monde qui travaille sur... Oui, tout un écosystème. Exactement. Qui accompagne les projets. Hyper intéressant.
Et peut-être, en jetant quelques mots, dans le centre des missions aujourd'hui qui nous anime le plus, et notamment sur tout le patrimoine existant qu'on a en gestion, tous les problématiques de l'amélioration de performance énergétique et environnementale qui sont vraiment au cœur des préoccupations, et qui sont là des missions... On est énormément accompagné d'équipes au sein d'AEW pour cela, mais qui sont aussi totalement dans le scope de la asset manager également.
OK, hyper intéressant. Merci beaucoup déjà pour tout ça. On est là dans le cadre de Women4Warehouse pour parler du sujet de la parité et de l'égalité professionnelle. Je pose cette question, est-ce que tu penses que ton parcours aurait été différent si tu étais un homme ? En architecture, est-ce que c'est souvent féminin ?
Pendant mes études, les écoles d'architecture sont plutôt, en tout cas, en retrouvant énormément de femmes dans les promotions, ce qui est certainement vocation à faire petit à petit basculer le métier en le féminisant un petit peu, ce qui n'est pas le cas forcément historiquement. C'est peut-être ce que je constate aussi en immobilier, car en tout cas la place des femmes augmente petit à petit. Est-ce que j'aurais eu un parcours différent ? Je ne suis pas forcément convaincue. Je pense que mon parcours, c'est vraiment l'accumulation de mes actions et de mes choix, ce qui correspond peut-être plus à ma génération où j'ai eu cette possibilité de connaître ces secteurs-là et du coup de les rejoindre, ce qui n'était peut-être pas forcément le cas avant. Donc de moins avoir l'impression, en tout cas, qu'il y ait une différence qui soit faite. J'ai toujours eu l'impression qu'on me donnait ma chance de manière totalement équitable. Et l'équipe dans laquelle je suis, que j'ai rejoint quand même assez rapidement dans mon parcours, est une équipe paritaire, donc peut-être que ça m'a aussi enlevé quelques biais que j'aurais pu rencontrer autrement.
Justement, et c'est une question chez AEW, vous avez niveau parité dans ton équipe ? C'est une section où vous êtes paritaire. Et de manière générale, il y a une parité aussi chez AEW ?
Donc au sein d'AEW France, il y a effectivement la parité collaborateur-collaboratrice. Et ce qui est également le cas au sein de la direction. Donc c'est plutôt une fierté, je pense, pour les équipes. De voir ça arriver, il y a des actions. En tout cas, on sent qu'il y a vraiment une dynamique, ça tient énormément à cœur dans l'entreprise d'aller dans ce sens. Il y a encore énormément de points de vigilance puisque c'est des choses qui ne sont jamais acquises pour indefiniment, donc il faut rester vigilant en continu. Et ça, on sent cette dynamique-là au sein d'AEW sur tous les recrutements qui peuvent encore avoir lieu. Et après, au sein de notre carrière, moi maintenant je suis depuis plus de 4 ans, même 5 si je compte l'Allemagne, au sein de notre carrière, on est aussi accompagnés, hommes comme femmes, mais aussi en alerte sur ces sujets-là, s'ils sont identifiés comme problématiques.
Justement, je voulais poser la question, est-ce que vous avez des initiatives ? De toute façon, on est déjà une. Est-ce que vous avez d'autres initiatives justement sur le sujet de la parité chez AEW ?
On peut nous proposer des formations qui peuvent être par exemple dédiées au leadership féminin, etc., pour justement nous aider à combattre nos propres... Préjugés qu'on peut avoir, bien sûr. Qu'on peut tous avoir. Il y a également, oui, je sais beaucoup de vigence sur le recrutement, mais même des postes d'alternants pour atteindre justement une parité à ce moment-là, puisqu'on a, je pense qu'AEW est assez fière d'avoir un vivier, enfin, essayer de recruter un vivier de talent et les faire... Et les stimuler. et les faire rester dans l'entreprise assez longtemps, et donc dès l'entrée sur les postes les plus juniors, il y a un monde vigilant sur cet équilibre.
D'accord, hyper intéressant. Et une dernière petite question, est-ce que toi, personnellement, il y a une action que tu aimerais voir développer davantage, soit chez AEW ou dans les deux autres structures de l'immobilier logistique industriel ?
C'est un sujet, je pense, qui se travaille vraiment sur un temps très long, des changements sociétaux. Qui a beaucoup évolué finalement, je pense que tu l'as vu, Et donc déjà merci beaucoup pour l'énergie que vous mettez dans toutes ces organisations qui, je pense, sont assez essentielles et participent directement à ces évolutions. Ensuite, il y a plusieurs, certainement énormément d'axes pour toucher ce sujet-là. Je pense que la représentation est le fait de se faire connaître dès le milieu universitaire, ou effectivement, je parlais des alternants, mais en tout cas très rapidement, faire connaître ce secteur qui n'est peut-être pas le plus connu en immobilier. Il faut aussi être une clé pour ouvrir cette porte du coup à tous et toutes finalement. Et également la mise en place peut-être d'actions plus simples, plus ponctuelles, mais de mentorat qui certainement, génération après génération, doit porter ses fruits à terme.
Tu en as eu un toi par exemple ?
Mentorat, il y en a au sein de l'AEW. Il n'est pas réservé uniquement aux femmes.
C'est un super exemple et c'est vrai que la représentation, c'est important et pouvoir poser des questions la vie de tous les jours. On parlait avec Cyril de concrètement, si je tombe en train de qu'est-ce qui m'arrive.
Il y a des interlocuteurs dédiés, qu'on nous identifie comme dédiés pour ces sujets-là, c'est effectivement hyper intéressant. Et ensuite, à l'échelle des entreprises, qu'on s'en découvre. des directions ou des ressources humaines, il y a bien un taux de vigilance en continu sur ces problématiques-là. Ça me semble important. On voit qu'on est sur un secteur qui évolue énormément, qui va avoir besoin de s'adapter. Et je pense qu'une grande diversité et une mixité dans les équipes, c'est absolument essentiel pour la résilience de ces entreprises. Donc aussi, c'est un atout pour se démarquer demain aussi.
Super. Merci beaucoup pour ton partage, tes conseils, et j'espère que ça va être suivi. Merci beaucoup. Et merci pour ton temps. Merci. Au revoir.

Louise Roger

Référente Asset Management / Développement